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A drop of whisky - [J. Aaron Squealer]

 :: Oubliettes des RP
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Sujet: A drop of whisky - [J. Aaron Squealer]   Jeu 9 Juin - 23:10

A drop of whisky.

Zelda était dans sa chambre, au sol, à coller dans un carnet toutes sortes de plantes qu'elle avait récolté pendant l'été et ensuite fait sécher. Des carnets comme celui-ci elle en avait des tonnes. Mais les plus étonnants étaient ceux dont les pages renfermaient des plantes magiques. Elle adorait les regarder avant de se coucher, pensant à sa mère et aux cours d'Ilvermorny qui parfois lui manquaient lorsqu'elle était dans cette grande demeure. L'ennui prenait souvent le dessus car la vie était beaucoup plus passionnante dans le monde magique. Ici, elle ne pouvait utiliser ses pouvoirs et personne ne devait savoir ce qu'elle était. C'était parfois pesant que son père ne soit pas un sorcier. Heureusement Felicia comprenait cette peine, et elle devait vivre cela bien plus souvent que Zelda.
Le bruit d'une voiture entrant dans l'allée du parc de la demeure lui fit relever la tête, il n'était pas rares que certaines personnes fortunées passent à la villa pour dire … bonjour. En réalité les affaires de son père exigeaient que les clients viennent à lui et non l'inverse. Elle se leva pour aller voir par la fenêtre la voiture du client d'aujourd'hui. Il était certainement nouveau car elle n'avait jamais vu ce véhicule-ci.
Elle avait ensuite entendu la porte se fermer doucement puis des voix masculines s'étaient faites entendre au rez-de-chaussée. Elle reconnut la voix de son père qui était accompagné d'un autre homme à la voix assez douce. Zelda était toujours interpellée par les visites et ça l'agaçait de ne pas pouvoir mettre un visage sur une voix, alors elle sorti de sa chambre et descendit doucement les escaliers. Elle tâcha de ne pas faire de bruit au cas où elle interromprait une discussion importante. Une marche craqua et elle se pinça les lèvres. Les deux hommes relevèrent la tête et son père sourit. Il était toujours amusé qu'elle vienne voir ce qu'il se passe et espérait aussi secrètement qu'elle prenne ensuite sa relève dans cette industrie.
« Zelda. C'est un ami, il est là … Pour affaires.  Aaron, voici ma fille.
- Oh je vois. Enchantée. L'alcool de mon père est-il à votre goût ? » dit-elle en descendant les dernières marches et en se rapprochant des deux hommes.
Elle observa longuement le visage du client en silence, jusqu'à ce que Monsieur Abbington reprenne la parole.
« Il n'a pas encore eu le plaisir d'y goûter, mais serais-tu aimable de nous en apporter une bouteille ? Rangée 22. » lui dit-il en lui tendant la clé de la cave.
Elle prit la clé et se rendit à la cave. Elle alla ensuite chercher des verres à whisky dans le buffet et les apporta dans le salon, là où son père et Aaron s'étaient installés.
« Je te remercie. Souhaites-tu y goûter aussi ? »
Elle arqua un sourcil. En Angleterre elle aurait été majeure et aurait pu en boire en toute légalité, mais ici … Ce n'était pas réglementaire et n'était pas en âge. Et pourtant … elle hocha timidement la tête. Son père sortit un nouveau verre du buffet et les servit tous les trois.

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Sujet: Re: A drop of whisky - [J. Aaron Squealer]   Ven 10 Juin - 0:34
A drop of whisky

Il est là, devant lui. Sur le tapis de la demeure. Devant la chemine éteinte, il s’amuse avec les quelques jouets que sa mère lui a offerts. Enfin, encore saurait-il où elle est. Disparue, comme inexistante de ce monde. Tout simplement absente, elle qui a toujours été présente pour lui pourtant.  Aujourd’hui elle n’est qu’un lointain souvenir. Même pas une sépulture, reniée pour toujours, elle avait sali le nom de la famille. Et ce jour là, il n’y a que lui et son fils. Ce petit bambin. Quel âge a-t-il ? C’est difficile de savoir. Quel est son nom ? Il l’a sur le bout de la langue, il le sait mais n’arrive pas à le prononcer, c’est comme un blocage. Là, il se retourne.  Il n’y a pas de visage, juste un flou. ”

Encore un de ces rêves qui l’embrouille. Encore un qui le rend fou. Depuis combien de temps son cerveau se remue-t-il dans tous les sens ? Depuis combien de temps  a-t-il perdu ses esprits ? Bien trop. Et pourtant il ne peut pas se reprendre en main. Il n’en a pas envie et n’en voit pas l’utilité. Cet état de léthargie alcoolique est devenue son identité, son qualificatif. Dans la famille, le voir saoul ou encore silencieux est tout à fait normal. Il entend les gens murmurer dans son dos, clamant que c’est la mort de sa femme et son adultère qui l’on conduit à un tel état. Certains essaient de le remettre dans le droit chemin mais il envoie tout le monde balader. Il ne leur répond pas, il reste dans un mutisme sombre et presque mystérieux pour certaines donzelles d’un soir. La débauche est devenu son seul et unique salut.
Il se lève, lentement et difficilement. Son chien se redressant en voyant son maître réveillé vient l’aider à se mettre debout. Aaron lui caresse la tête et réussi avec un grimace à sortir du lit. Depuis presque bientôt dix ans, cette blessure ne cesse de le faire souffrir. Une douleur devenue toute aussi habituelle à son état. Il caresse lentement la tête du canidé, le remerciant de sa fidélité et de son respect qu’il lui procure. Le Squealer n’irait pas jusqu’à dire qu’il aimait Copernic mais il l’acceptait. C’était le sentiment le plus fort qu’il pouvait éprouver et très rare étaient les personnes qui pouvaient en bénéficier. Lentement, claudiquant jusqu’à sa table il déboucha sa bouteille de verre sans s’apercevoir qu’il ne restait plus une goutte d’alcool. Ce n’est que lorsqu’il tenta de se verser un peu de l’élixir qu’il souffla et reposa la bouteille avec une légère violence. Plus rien. Et comment allait-il pouvoir s’en procurer à nouveau ? Avec la prohibition, son fournisseur habituel s’était fait attraper. Il avait remis à plus tard la mission de retrouver quelqu’un mais avec un tel talent de procrastination il en était arrivé aujourd’hui à se retrouver à sec. Il tira les rideaux, plissant les yeux face à la douloureuse lumière du jour. Dans un râle il appela son domestique. Celui-ci arriva presque aussitôt, lui demandant ce que son maître désirait et il lui ordonna de lui trouver un nouveau fournisseur… rapidement. Le domestique s’exécuta et lui fit apporter son déjeuner qu’il n’osa même pas toucher.

En début d’après-midi, l’homme en costume de pingouin vint annoncer à son maître qu’il avait trouvé un contrebandier qui lui plairait sûrement. Il avait arrangé un rendez-vous dans le Queens dans l’heure qui suivait, à la propriété du marchand. Aaron, assis dans son fauteuil à lire un de ces vieux livres que sa femme lisait autrefois sans qu’il n’en comprenne l’intérêt qu’elle lui portait, se redressa à l’aide de sa canne et parti s’habiller. Une fois son déguisement de noble enfilé, il sorti de la demeure et rentra dans la voiture. Dans les vitres de l’auto, il se rendit compte à quel point il n’avait plus rien d’un riche héritier, juste un homme perdu, un homme à qui la vie avait été détruite, piétinée et renversée dans tous les sens, mais c’était le dernier de ses soucis. Dans sa jeunesse, avant la guerre, il se préoccupait énormément de son allure, s’assurant de pouvoir se faire respecter et désiré d’un seul regard mais aujourd’hui c’était différent. Tout était différent.
Une fois arrivé à la demeure des Abbington, son chauffeur lui ouvrit la porte pour qu’il descende. Il monta les escaliers, accueilli par le propriétaire de la demeure. Il lui serra la main sans lui décocher un seul sourire. Il se présenta simplement. « Aaron Squealer. » L’homme l’invita à entrer et une fois passé le pas de la porte notre protagoniste croisa le regarde d’une demoiselle. Jeune rouquine au visage presque angélique. « Zelda. C'est un ami, il est là … Pour affaires.  Aaron, voici ma fille. » Il toisa du regard la demoiselle, remarquant qu’elle n’avait pas grand chose en commun avec son géniteur. « Oh je vois. Enchantée. L'alcool de mon père est-il à votre goût ? »Le regard perçant de la demoiselle ne lui plaisait guère c’était trop d’insolence pour son âge et pour son rang.
Son père lui demanda d’aller chercher un alcool tandis qu’ils s’installaient dans le salon. Posant sa canne sur le côté du fauteuil, Mr Abbington commença à tenter une discussion avec son acheteur mais rapidement il sentit que c’était inutile. La demoiselle revint, la bouteille en main.  « Je te remercie. Souhaites-tu y goûter aussi ? » Aaron fixait la demoiselle, curieux d’entendre sa réponse. Etait-elle de ceux qui bravaient les règles ? Ceux qui, comme lui, se mêlaient aux trafics d’alcools ? Oui, elle en était. S’installant à leurs côtés, son père leur servit la collation. Aaron fit tourner légèrement le liquide, l’humant un instant et sentant son cœur battre un peu plus fort. C’était comme une première fois. La première fois qu’on fume. La première fois qu’on baise. La première fois qu’on est rebelle. Il trempe ses lèves dedans et sans quitter la demoiselle du regard, il ne peut laisser les mots traverser sa bouche. « Et bien Mademoiselle, je me demande bien quel âge vous pouvez avoir pour être si prompt à gouter un si bon whisky. »Il ne savait combien lui donner, c’était toujours compliquer pour lui d’estimer un âge. « Dans quel école étudie votre fille Mr Abbington ? » Car c’était une question qui – étrangement – le taraudait énormément. Ses jours d’étudiants faisaient partis des plus beaux. Car bien que méprisé et mis à l’écart par ses parents, il était à cette époque encore sain d’esprit –enfin si on voulait- et il aimait que les jeunes qui croisaient son chemin partagent quelques anecdotes avec lui sur les professeurs et autres histoires d’école.
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Sujet: Re: A drop of whisky - [J. Aaron Squealer]   Ven 10 Juin - 13:58

A drop of whisky.


Elle observa longuement les deux hommes qui faisaient des manières à tourner leur verre, admirer la couleur, sentir le parfum fort de ce liquide interdit. Il était vrai que la couleur cuivrée de cet alcool était fort belle. Lorsqu'ils se décidèrent enfin à goûter à ce plaisir interdit et elle les suivit. N'ayant jamais goûté un tel alcool, elle bu une bonne gorgée. Regrettable erreur. Ce fut comme si un feu venait de s'allumer en elle, de la lave coulant le long de sa trachée. Elle se retenu de tousser puis la douleur passa. Soudain, l'inconnu, le client de son père prit la parole, s'adressant à elle, ce qui la fit sursauter – elle était perdue dans ses pensées, fixant les verres contenant le liquide ambré.

« Et bien Mademoiselle, je me demande bien quel âge vous pouvez avoir pour être si prompt à goûter un bon whisky. »

Elle le regarda à nouveau en silence, avec douceur dans son regard comme elle avait l'habitude d'observer les gens. Elle essayait de voir dans leurs yeux qui ils étaient, quelles étaient leurs intentions, ce qu'ils pouvaient bien renfermer. Mais elle avait tellement l'impression d'être jaugée elle aussi qu'elle préféra détourner la tête, abandonnant alors son analyse.

« J'ai dix-neuf ans, Monsieur. » répondit-elle simplement.

Son père l'avait présenté comme un ami mais elle savait très bien que ce n'était pas le cas. Cet homme paraissait bien trop sérieux, renfermé … et même un peu étrange pour côtoyer amicalement son père. L'homme posa alors une question que les deux Abbington redoutaient.

« Dans quelle école étudie votre fille, Monsieur Abbington ? »

Zelda jeta un bref regard à son père, qui se mit à jouer avec son alliance, agacé.

« Et bien … Pour tout vous dire, c'est sa belle-mère qui fait son éducation. Elle est très cultivée et travaille dans le domaine artistique. Zelda souhaite poursuivre dans cette voie elle aussi. »

La jeune rousse aurait pensé que son père nomme une école de la ville, réputée et très bien fréquentée. Mais finalement il avait bien fait. Que ce serait-il passé si le client avait commencé à les questionner sur l'école en question ? Elle en avait déduit que cet homme n'était sûrement pas sorcier, d'où le mensonge. Encore se cacher. Pour lui aussi ça devait être difficile, de devoir sans cesse mentir et protéger sa famille.

« Alors, ce whisky vous convient-il ou souhaitez-vous en essayer un autre ? Demanda-t-il à Aaron. Tu peux remonter si tu veux, Zelda, dit-il à sa fille. »

La jeune fille ne se fit pas prier et se dirigea à nouveau vers l'escalier.

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Sujet: Re: A drop of whisky - [J. Aaron Squealer]   Lun 13 Juin - 10:05
A drop of whisky

Il se rappelait ses dix-neuf ans. Première année de mariage. Et le début du flou. Avait-il eu un fils ? Les gens lui affirmaient que non, sa femme elle même en pleurait mais lui restait dans l’incertitude la plus totale. Inventait-il ce petit garçon au visage flou ? Sa voix et sa présence était-elle un simple mirage ou la réalité effacée ? Comment savoir ? Il ne pouvait pas. Et pourtant il restait persuadé que ces monstres magiques étaient responsables de son état confus. Et pourtant il ne les chassait pas à proprement parler, il faisait parti du mouvement qui voulait les détruire… tout simplement. Il ne cherchait pas à avoir du sang sur ses mains même si une voix au fond de lui était convaincue que si on lui avait volé son fils, son enfants, la chaire de sa chaire, il ne pourrait plus répondre de ses actes. Car en Aaron se tapissait un être remplie de haine et de rage. Capable de violence sans égale et d’une force physique masculine, il est capable de blesser. Il se rappel d’une fois, dans un bar, un soir où l’alcool et les paroles l’avaient poussé dans une rage si dangereuse qu’il ne se rappelait même plus d’avoir cogné. C’était comme s’il était possédait, il frappait. Tout simplement.

Il avait senti que sa question mettait mal à l’aise. Il fronça les sourcils, intrigué par ce soudain malaise qu’il avait engendré de part sa question. Elle n’était pas indiscrète, juste curieuse. Car quand bien même notre protagoniste restait fermé dans un mutisme des plus glaciale la plupart du temps, quand bien même il n’avait que faire des autres êtres vivants de son espèce, il était habité par ce vice. Cherchant la connaissance, encore et toujours. A l’école il avait été un excellent élève grâce à ce trait de caractère mais quand bien même il restait intelligent, rempli d’un bon nombre d’informations, il n’était pas moins… mort à l’intérieur. Rien qu’un cœur de pierre, fissuré par la vie et de la poussière. La vie n’avait pas vraiment de sens pour lui, il n’en trouvait pas l’utilité si bien que parfois il se trouvait tellement fatigué qu’il voulait en finir. Mais jamais il ne pourrait mettre fin à ses jours de sa propre main. C’était indigne, c’était idiot et déshonorable – enfin, encore aurait-il fallut qu’il ait un quelconque honneur à défendre-  et sûrement était-ce pour cette raison qu’il s’était fait engager si facilement pendant la guerre. « Et bien … Pour tout vous dire, c'est sa belle-mère qui fait son éducation. Elle est très cultivée et travaille dans le domaine artistique. Zelda souhaite poursuivre dans cette voie elle aussi. » Aaron eu un léger sourire. Il comprenait maintenant leur gêne quant à sa question. Artiste. Quel bien piètre projet de carrière. Pour lui, ces gens à l’imagination immense n’étaient que des pitres, des jongleurs de rues qui jouaient de leur talent pour pouvoir manger le soir. Ils étaient incapables d’avoir un métier digne, trop feignant peut-être pour en chercher aussi. Cependant on pourrait dire que les Squealer, de part leur marque de vêtements, se trouvaient « artistes » aussi mais peu de membres de la famille s’occupaient encore des designs des robes ou des vestes à vendre pour la prochaine collection.
« Alors, ce whisky vous convient-il ou souhaitez-vous en essayer un autre ? » Notre protagoniste hocha la tête, se délectant une nouvelle fois de son breuvage. Ca n’avait rien à voir avec la piquette que les américains traficotaient dans leur cave, non ça c’était un bon whisky anglais, d’écosse même. Il se rappelait ses premières fois, la première fois qu’il avait bu de l’alcool. Il avait toujours aimé ça, mais avec le temps, plus il s’approchait des alcools de qualité et plus son palet devenait exigeant. Il but une gorgé du liquide marron et le laissa dans sa bouche quelques instants. Le temps de gouter, le temps d’apprécier. Il n’était  pas un grand connaisseur mais c’était tellement plaisant de laisser cette boisson le brûler. C’était comme un désinfectant mais en tellement plus fruité.
La demoiselle se leva, sous l’autorisation de son père. Elle passa à côté de Aaron qui ne pu s’empêcher de sentir sa gêne.  « Je vous effraie Mlle Abbington ? (il tourna son regard vers Zelda) Il ne faut pas voyons, je ne mords pas. » Elle était une énigme pour lui. Sa curiosité presque enfantine le poussait à se poser milles et unes questions au sujet de cette enfant et comme le bon fils de bourges qu’il était il détestait essuyer un refus. Il sentit le regard un peu paniqué de son père sans le voir. Aaron sentait quand on cachait quelque chose, les secrets étaient tellement commun dans la famille Squealer qu’il savait les repérer à des kilomètres. Il invita la demoiselle à se rassoir à la place qu’elle venait à l’instant de quitter. « Je vous en prie, faites moi honneur de votre présence. » Et puis après tout, elle ne devait avoir aucun obligation scolaire qui l’attendait. Si elle faisait l’école à la maison, les devoirs n’étaient que des broutilles et il le savait. Pendant ses deux premières années de primaires, il avait eu un précepteur dans la demeure mais bien rapidement ses parents ont abandonné cette idée, se rappelant qu’il fallait que leur enfant se socialise s’il voulait réussir dans la vie. « Monsieur Abbington, j’en prendrai dix caisses. » Le trafiquant s’éclaircit en entendant une telle offre. Il lui demanda avec une politesse presque hypocrite s’il pouvait monter dans la voiture l’alcool avec l’aide de son majordome et il disparu de la pièce, le laissant seul avec Zelda.

Il y avait d’abord eu le silence gênant, celui où personne ne parle, où on se demande qui va briser la glace le premier. Puis le Squealer s’était levé, s’aidant de sa canne pour se soulever, et s’était avancé vers les photos de familles. Sans demander l’autorisation à qui que ce soit, il observa chacun des tirages. Observant le sourire qu’arborait les personnes. « C’est une bien belle famille que vous avez là mademoiselle. J’en avais une moi aussi, fut un temps, mais elle m’a été arrachée. » Ce n’était pas la première fois qu’il se confiait. Non, en réalité ce n’était pas une confession. L’histoire de sa femme morte par adultère s’était tellement répandue que même ces anglais devaient en être au courant. Il n’y avait que très peu de choses que Aaron ne confessait pas. Il parlait de son fils, même à des inconnus. Le fils mirage, le fils hallucination, le fils réel ou pas ? On le prenait pour un fou mais il s’en moquait. Ceux qui étaient comme lui, ceux qui croyaient en l’avènement d’un nouveau salem étaient convaincus qu’il n’était pas dérangé mentalement.
Il se tourna vers la jeune rouquine, les yeux perçants et tentant de comprendre ce qu’elle était, qui elle était. « Ainsi, vous êtes artiste. Auriez vous quelques œuvres à me montrer ? Peut-être que je pourrais vous exposer dans une galerie si vous avez vraiment un talent quelconque. » La famille possédait tellement de boutiques ou musées qu’il pouvait bien se permettre une telle chose.

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Sujet: Re: A drop of whisky - [J. Aaron Squealer]   Mer 15 Juin - 14:43

A drop of whisky.


Zelda pensa au sourire étrange que l’homme avait eu quand son père avait parlé d’elle, voulant devenir artiste. Ne les croyait-il pas ? Ou alors les dénigrait-il ? Ce client lui attirait peu de sympathie, il avait l’air de se croire sympathique et elle ne voulait qu’une chose : qu’il parte. Non il ne l’effrayait pas, mais le sentir dans sa maison, avec ses étranges pensées, la genait. Que voulait-il réellement ? Pourquoi ces questions ? Prenez votre alcool et laissez nous tranquilles. Mais non, pendant que son père s’affairait à charger la voiture de cet homme, il avait fallu qu’il la retienne. Et de toute façon, elle ne l’aurait jamais laissé seul dans ce salon. Il semblait aimer fouiner et ça la mettait en colère. Chose qui pourtant, arrivant très rarement. Mais on ne s’attaque pas à sa famille. On ne fait aucune insinuation. Ne doute pas ou alors sors.

Ils étaient seuls tous les deux, et ils ne dirent rien pendant un long moment. Un silence s’imposa où ils se jugeaient tous deux. Zelda se trouvait dans un profond malaise, voulant fuir. Elle l’observait regarder avec une curiosité malavisée les photos familiales pendant qu’elle fronçait les sourcils et serrait les poings. Il interrompit finalement ce silence pesant, parlant de sa propre famille, mais Zelda l’écoutait à peine, bien qu’elle sentait de l’hypocrisie dans son discours. Elle le surveillait d’un oeil, tentant de radoucir ses traits pour n’inspirer aucun soupçon. Son visage retrouva une mine normale, son corps se détendit. Elle était prête à mentir encore, mais mieux que son père, cette fois-ci. Il était sûr que cet homme ne reviendrait pas ici. C’est la dernière fois qu’on se voit. Encore quelques minutes et tout sera fini. Il partira.

Son regard, qui l’aurait mise mal à l’aise quelques minutes avant, ne la touchait plus. Elle le regardait avec douceur, comme pour l’amadouer mais pourtant sentait que ça ne marcherait pas. Rien ne le touchait, cet homme-là.

« Ainsi, vous êtes artiste. Auriez vous quelques œuvres à me montrer ? Peut-être que je pourrais vous exposer dans une galerie si vous avez vraiment un talent quelconque. »

Elle soupira, haussant les sourcils ainsi que les épaules, et alla se rasseoir sur le canapé du salon. Elle balança ses jambes sur le côté et posa ses mains l’une sur l’autre sur ses jambes. Elle arbora ensuite un sourire en direction de l’intru.

“ Et bien, Monsieur … Je dois avouer que, premièrement, je suis de nature très timide et modeste. Je ne montre que rarement mes oeuvres. Et quand c’est le cas, c’est à ma famille. Enfin, surtout ma mère car je sais qu’elle aura un avis constructif sur le sujet. Deuxièmement, je suis assez perfectionniste. Tant que je n’atteindrais pas l’excellence je ne voudrais pas être exposée. Peut-être cela n’arrivera-t-il jamais mais je fonctionne de la sorte. Peu importe ce que l’on puisse en dire. Sil le faut, je changerais de voie professionnelle, c’est dans mes projets de recherche. De plus, je n’aurais pas le temps. Mon père va bientôt avoir fini et il a d’autres clients à voir. Et vous, sûrement plus intéressant à faire.”

Elle fixa l’homme, attendant sa réponse, ésperant qu’il n’insiste pas plus.

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Sujet: Re: A drop of whisky - [J. Aaron Squealer]   Ven 24 Juin - 1:41
∴A drop of whisky∴
 Que pensait-il réellement des artistes ? Que pensait-il réellement de ces gens qui ne vivaient que de leur talent ? Comme tout ceux de sa famille, il les méprisait. Ils n’étaient que des fainéants, des gens qui rêvaient beaucoup trop. Car on ne vit pas grâce à sa simple imagination, non on vit grâce au travail de dur labeur, à la sueur qui coule sur notre front, à la peine qu’on endure, aux neurones qui s’agitent dans notre crâne. Pour Aaron, pour tout Squealer, il n’y a que ça qui peut-être relativement honorable. Et pourtant, il est vrai qu’ils ont fait fortune par le passé grâce au marché de la mode, que leur principal commerce reste l’esthétique mais pour lui ce ne sont que des babioles qui lui permettent d’avoir un peu d’argent. Cependant, il faut noter à quel point notre protagoniste est dans l’erreur la plus absolue, lui qui prône le travail bien accompli n’a pas fait un seul effort pour gagner de l’argent de toute sa vie. Depuis qu’il est enfant, bien que mal aimé de ses parents, il a toujours tout eut, comme le bon gosse de riches qu’il a toujours été. Mais il reste aveuglé par des principes un peu trop archaïques, aveuglé par des œillères qu’on lui a posé depuis qu’il est tout enfant.
Et quand bien même il n’était pas respectable envers les artistes, il appréciait l’art comme beaucoup dans ce bas monde. Les peintures étaient parfois de grandes expressions de sentiments, des messages qui passaient au travers de son âme et le transcendaient de tout son soul. Alors dès qu’il rencontrait une personne se prétendant douée dans ce domaine, il demandait à voir. Par curiosité mais aussi par avidité. Mais il fallait avouer qu’il n’avait plus trop envie de s’associer avec cette demoiselle. Son regard, des plus méprisants, elle restait sur ses gardes, sans aucun doute. Il ne savait pas pourquoi elle était si méfiante et chaque geste, chaque mot qu’elle prononçait n’était qu’un doute de plus qui se rajoutait dans la liste de Aaron. Elle ne voulait pas lui montrer ses œuvres ? Parfait, il n’en verrait pas plus, elle perdait –d’après lui – une occasion en or de pouvoir vivre de cette passion totalement puérile. « Mon père va bientôt avoir fini et il a d’autres clients à voir. Et vous, sûrement plus intéressant à faire. » Il fronça les sourcils, agacé par ce ton prétentieux qu’elle employait. Elle avait du caractère et il ne savait si ça lui plaisait ou si ça le mettait hors de lui. Elle ne respectait pas les convenances, elle ne respectait aucune règle de la bienséance et son côté coincé de Squealer trouvait cela abject tandis que son côté « rebelle », celui qui était à l’encontre des principes fondamentaux de sa famille ne pouvait qu’encourager cette jeune femme à s’affirmer dans le monde.
Comme elle l’avait prévu, Mr Abbington arriva pour interrompre leur petite entrevue. Il informa qu’il avait fini de charger les caisses d’alcool dans sa voiture. Et sans accorder un regard au trafiquant, Aaron lui tendit un chèque déjà signé. « Remplissez-le de la somme qui vous conviendra. » Et il se retourna pour partir, s’arrêtant au passage sur le pas de la porte pour lancer à la jeune Zelda. « Au plaisir de vous revoir mademoiselle. » Il disparu comme il était arrivé, dans sa voiture, prêt à profiter de tout cet alcool écossais qu’il venait d’acquérir.
©PuffDaddy

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LA VIE EST RASOIR ET INUTILE. au départ, on est plein de rêves extraordinaires et puis on se retrouve assis dessus. on se rend compte qu’on va tous y passer sans avoir vraiment trouvé les bonnes réponses. [...] en deux mots, ta vie est courte, décevante et ensuite tu meurs. on occupe nos vies avec de la merde, comme les carrières et les relations, pour nous faire croire que tout n’est pas totalement inutile. ©TRAINSPORTING
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